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Club Spéléo Canyon de Tullins |
Compte-rendu de sortie Spéléo |
| Date | 23 – 25 /01/2026 |
| Participants | Yoann, et pour les extérieurs au csct : Reda, Guillaume, Gautier, Maëva |
| Matériel emprunté | 1 baudrier et 1 kit |
| Auteur | Yoann |
| TPST | 4h |
L’objectif principale du week-end est d’aller visiter les grottes de choranche et de thaïs. L’idée n’est évidemment pas de prendre part à une visite guidée, mais bien d’aller tremper les palmes dans les siphons qui se trouvent au-delà du parcourt touristique.
Rendez-vous est pris vendredi en début d’après midi sur le parking de Choranche. Il est relativement rare de pouvoir y plonger et il est impératif de le faire en semaine pour ne pas trop interférer avec l’exploitation touristique du site.
Un premier portage permet de déposer le matériel à l’entrée de la grotte avant de revenir aux voitures pour se mettre en combinaison. Malgré une configuration « légère » avec seulement un bi-bouteilles 2*7.5l, l’équipement atteint tout de même les 25Kg.
Une fois rentré dans la grotte, on passe devant les aquariums à protées, puis direction les escaliers. Le passage de quelques visiteurs très surpris par notre accoutrement nous signal la fin du spectacle lumineux, nous pouvons rejoindre la salle de la cathédrale. C’est ici que la sortie commence, on enjambe la barrière pour commencer à remonter l’actif qui nous mènera aux siphons qui nous intéressent.

Nous y trouvons une eau limpide dans une jolie galerie aux dimensions très confortables. Biens que l’on puisse passer de s1 à s2 sans sortir de l’eau nous faisons surface dans une petite salle glaiseuse qui marque le frontière entre des deux siphons avant de reprendre la plongée. Il deviendra rapidement évident que ce n’était peut-être pas l’itinéraire le plus judicieux. Notre visite du s2 est écourtée lorsque nous trouvons le fil d’ariane cassé. Après quelques minutes de recherche, aucun signe de l’autre bout du fil. Nous ne somment pas vraiment dans les meilleures conditions pour rééquiper et faisons demi-tour. Lorsque nous retrouvons le S1, la visibilité se dégrade soudainement à moins de 1m. Tout le monde éprouve soudainement le besoin de mettre la main sur le fil guide, avec la ferme intention de ne pas le lâcher. C’est ici que l’erreur de parcours devient évidente, la glaise soulevée par notre sortie entre s1 et s2 est en train de retomber dans la galerie. Heureusement cela ne sure que quelques mètres. Tout le monde se rappel à présent pourquoi il vaut mieux visiter le cloches et galléries annexes au retour et non à l’allée.
De retour à l’entrée du S1, il ne nous reste plus qu’à redescendre le matériel à la voiture.
Samedi rendez-vous à 10h devant la grotte de thaïs à Saint-Nazaire-en-Royans. Le portage est bien plus simple que la veille, sans aucun dénivelé significatif, la seule difficulté étant certainement l’échelle qui permet de passer du circuit touristique au départ tu S1. Nous profitons à nouveau d’une est très claire et d’une cavité très esthétique. On retrouve dans plusieurs inter siphons les traces de plateformes métalliques, vestiges des premières explorations en ces lieux. Demis tour à la fin du S3, devant un ressaut un peu délicat à franchir avec le matériel de plongée.
C’était beau et on décide de revenir remettre le couvert le lendemain matin. Il nous reste la fin d’après-midi pour retourner à Choranche et aller reconnaitre l’entrée de chevaline que l’on envisage alors de plonger le dimanche après-midi. L’émergence temporaire ne coule pas et nous traversons au sec ce que la présence d’un fil d’Ariane nous amène à considérer comme le S1.

Dimanche matin, retours à thaïs pour une plongée plus conséquente. Je prends une troisième bouteille pour disposer de plus d’air, et nous voila parti pour plonger le s6 où nous atteindrons une profondeur de 37m. Elément remarquable de se siphon, on trouve aux alentours de 13m de profondeur un fossile de gorgone, plante commune en méditerranée mais normalement étrangère au milieu cavernicole. Un vestige des temps lointains ou Saint-Nazaire était sous l’eau.
La plongée aura duré un peu plus d’une heure, et tout le monde ressort avec le sourire.
Après un pique-nique bien mérité, et vue l’heure avancé, nous laissons finalement tomber la visite de chevaline et chacun rentre chez soi. Je suis le locale de l’étape mais d’autres ont de la route à faire.













